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La vie du site - mises à jour des 3 derniers mois

06/02/08
     Nouvelles photos de classes : Basset (1) - Beymouth (2) - Gambetta (2) - Lavoisier (1) - Marine (1) — (Voir)
19/02/08
     Deux avis de recherche : Libourel — Stévenin (Voir) — Sanchez - Meurel (Voir)
22/02/08
     Un avis de naissance : Gilabert (Voir)
27/02/08
ANNONCE
Communiqué de Monsieur Robert Ségura

Les anciens de l'I.S.M. et leurs amis se réuniront les 10 et 11 mai 2008 (du samedi soir au dimanche soir)
à EUROTEL - LE FENOUILLET
34474 PEROLES (Montpellier)
téléphone : 04 67 50 57 27

Renseignements : Robert Ségura - 04 76 87 84 78
Marcel Poch - 04 67 53 21 60

07/03/08

   Rassemblement national de Nîmes les 26 et 27 avril 2008 (Voir)

     Deux avis de recherche : Gonzalez-Brunet (Voir) — Bedry (Voir)

15/03/08
    Bulletin n°36 de mars 2007 (Voir)
17/03/08
    Quatre avis de recherche : Miniac-Lequet (Voir) — Rodriguez-Minaña - Ascensio (Voir) — Ribes (Voir)
                                            Abbassa (Bellevue) (Voir)
20/03/08
     Un avis de recherche : Guillem-Ortiz - Perez (Voir)
28/03/08
     Trois avis de recherche : Bachir - Belle-Côte (Voir) — Levy - Lorenzo (Voir) — Florès - Berchou (Voir)
07/04/08
     Un avis de recherche : Behenda - Nastorg (Voir)
14/04/08
     Un avis de recherche : Bernard-Briès —>Godillot-Tarbouriech-Lozès-Jullian-de Scitivaux (Voir)
     Lien vers le blog de Lamtar (près Sidi-Bel-Abbès) (Voir)
22/04/08

     Nouvelle série de photos "Mostaganem moderne et actuel" (Voir)

01/05/08
     Deux avis de recherche : Bensi-Kaddouch (Voir) — Pape-Santos (Voir)
04/05/08
     Nouvelles photos de classes : Basset (5) - Beymouth (2) - F. Buisson (1) - Marine (1) - Voltaire (3) — (Voir)
07/05/08
     Un avis de recherche : Touizer (Voir)

Site à visiter - Livres

Dans le but de constituer un annuaire des Pieds-Noirs (Algérie-Maroc-Tunisie) un site vient d'être créé.

http://www.annuairepn.com

Cet annuaire se remplit au fur et à mesure de vos inscriptions, on peut aussi y déposer des avis de recherche.

L'ALGÉRIE (Ce pays riche) — Pierre BERNIER

     Cette aventure autobiographique, en deux parties, est celle d'un appelé du contingent qui devint pilote de l'ALAT (Aviation légère de l'Armée de Terre). Dans la première partie l'auteur basé à Orléansville en 1958 où il a effectué 157 missions en 325 heures de vol, décrit avec précision les différentes tâches imparties aux fameux Piper et raconte avec verve, et même truculence, la réalité telle qu'elle se présente à l'équipage formé d'un pilote et d'un observateur.Il donne un témoignage jusqu'alors inédit sur la guerre d'Algérie vue du ciel. Les amitiés nouées avec des familles pieds-noires et la description des paysages survolés amènent une touche nostalgique à laquelle tous les lecteurs seront sensibles.
     Dans la deuxième partie, le lecteur est propulsé sans transition, vingt années plus tard, à Bône où l'auteur, ingénieur dans la sidérurgie, devient un observateur privilégié de l'Algérie indépendante vue de l'intérieur. Le titre surprenant :
ce pays riche, est justifié ; malheureusement toutes les richesses potentielles sont dilapidées sans retenue dans une gabegie monstrueuse. La relation d'une autre mission à Philippeville en 1995, dans l'usine de liquéfaction du gaz, couronne ce tableau du naufrage annoncé d'un pays où règnent, dans une bureaucratie kafkaïenne et ubuesque, corruption, concussion, vandalisme et pillage (L'Algérianiste - n°117 ; Pierre Jarrige).
    
 Cette seconde partie mérite d'être lue.

Commande chez l'auteur : 2 avenue M. de Toro - 89170 Saint-Fargeau (268 pages, 21 € port compris)

Voir aussi le site : http://algeriecepaysriche.over-blog.com/

                                                                                                                                    mars 2007

OUILLIS EN ALGÉRIE

     L'auteur, est né et a grandi en Algérie. Rapatrié, à 21 ans, à la veille de l'indépendance du pays, il raconte, plus de quarante ans après la vie dans son petit village, Ouillis.
     À une trentaine de kilomètres de Mostaganem, près de l'embouchure cu Chélif, Ouillis est une oasis de vie animée et (presque) paisible dans un pays qui se déchire dans les dernières années. L'auteur nous entraîne dans les rues de son village. Au fil du parcours auquel il convie le lecteur, il raconte des personnages hors du commun : l'abbé Weber, curé casse-cou automobile ; Yvon, le toubib au grand cœur ; Hammou, le chauffeur de taxi débrouillard aide-soignant et gérant du Café maure ; Coco, le forgeron, menuisier, footballeur, maréchal-ferrant et dentiste occasionnel au destin tragique ; le Germain, bourrelier, fou de foot et de l'Ave-Maria de Schubert qu'il chante à la messe de minuit ; le maçon miraculé du tétanos ; les coups de gueule de Néné, l'ancien capitaine ; Jeanne, la mère de l'auteur qui tient le "Bar des Sports" et sert, avec l'anisette, une kémia qui attire des clients des villages voisins et tous les autres…
     Il fait partager au lecteur l'angoisse de l'attente du résultat de l'examen d'entrée en sixième, la peur de l'attentat auquel échappe le toubib, l'enthousiasme de la révolution que crée l'arrivée de l'électricité, le scepticisme des ménagères (et de leurs maris) découvrant la machine à laver. Le tracteur dont s'équipent peu à peu les colons va ruiner le bourrelier, son père, et supprimer deux forgerons sur trois, c'est le progrès ! Il raconte l'insouciance des enfants qui jouent ; le cinéma ambulant qui s'installe dans la salle des fêtes de la toute nouvelle mairie (Ouillis qui n'a pas de maire, a une mairie !).
     Quleques repères historiques et géographiques rapides, et voilà, le décor est planté : le phare du cap Ivi, le bordj du garde-champêtre. Côte à côte : l'église et le temple protestant, et partout, l'eau ! une eau claire et fraîche qui tombe en cascade et fend le sable de la plage pour rejoindre la Méditerranée. L'eau qui inspire son nom à "Ouillis", tiré du Berbère, "l'oasis de la Hyène".
L'auteur manie une langue alerte, avec humour souvent, avec tendresse ou gravité parfois, avec légéreté mais précision toujours.
     Une langue qui s'écoule comme l'eau claire de l'oasis.

     Vous pouvez passer commande du livre avec une dédicace à :

Roland Boucabelle - 53 avenue de la Grand'Gorge - 13009 Marseille
au prix de 18,5 €, frais d'envoi compris

Voir aussi le site : http://roland.boucabelle.free.fr/

                                                                                                                                                 août 2007

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Lettres du candidat Nicolas SARKOZY aux présidents d'Associations de Rapatriés

Première lettre :

ENSEMBLE TOUT DEVIENT POSSIBLE

Le Candidat - Paris, le 6 avril 2007

Monsieur le Président,
   
   Vous avez souhaité attirer mon attention sur les préoccupations de votre association représentative des rapatriés d’Afrique du Nord.    C’est donc avec la plus grande attention que j’en ai pris connaissance et je vous remercie de m’en avoir fair part.
   Je sais les déchirements qui ont accompagné votre retour en France métropolitaine et celui de vos familles, en ce début des années soixante. Certains ont tout perdu, y compris leurs racines.
   Nombre de rapatriés ont réussi à surmonter les contraintes de la réinstallation. Mais nous ne devons pas oublier que vous êtes les descendants de celles et ceux qui, dès le début du 19ème siècle ont contribué à l’essor économique de l’Afrique du Nord. La France leur avait demandé d’assurer son rayonnement par delà les mers. Sa grandeur, notre pays la doit aussi à ces femmes et à ces hommes, témoins et acteurs d’une œuvre civilisatrice sans précédent dans notre histoire.
   Les gouvernements de Droite ont multiplié par 10 le budget consacré aux rapatriés qui est passé de 14 millions d’euros en 2002 à plus de 176 millions d’euros en 2006. Alors que la Gauche n’a eu de cesse entre 1997 et 2002 de réduire les crédits d’intervention en faveur des rapatriés (par exemple -33% en 2002).
   La loi du 23 février 2005 a été un progrès. L’allocation de reconnaissance pour les harkis, les anciens supplétifs et leurs veuves était une mesure de justice et d’équité. Elle bénéficie aujourd’hui à près de 12.000 personnes. De même les remboursements des sommes prélevées au titre de l’article 46 de la loi de 1970 étaient attendus depuis longtemps. La réouverture du fonds de retraite complémentaire Groupama, la prolongation du plan harki, l’accélération du règlement des dossiers de désendettement et la protection de la résidence principale des rapatriés réinstallés, les mesures prises pour l’insertion sociale et professionnelle des enfants de harkis, la liste des progrès est longue.
   Il était également légitime que soir instituée la journée nationale d’hommage aux harkis, le 25 septembre. Il était légitime et juste que soit enfin dédiée une journée nationale aux “Morts pour la France” en Afrique du Nord, le 5 décembre, que cette journée soit aussi celle des victimes civiles et des familles de disparus.
   Pour autant, cette question n’est pas réglée. Il n’est pas concevable que sur un sujet aussi important, il n’y ait pas eu à ce jour un consensus nationale. Certes, la Nation reconnaît enfin les femmes et les hommes qui ont participé à l’œuvre de la France dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française. Certes, la Nation reconnaît enfin la souffrance et les sacrifices endurés par tous les rapatriés.
   Cependant, les rapatriés ont encore le sentiment que leur histoire est lourde de suspicion, qu’elle est encore enfouie, voire bafouée.
   La politique de réparation ne peut être celle d’expiation permanente, une expiation par la repentance qui aboutit à la division. Il faut regarder l’avenir en rendant justice à toutes les parties, à tous les rapatriés.
   Je ne suis pas favorable aux excès de la repentance : la France est une Nation qui revendique son identité, qui assure son histoire. On ne construit rien en demandant aux enfants d’expier les fautes de leurs pères, des fautes qu’ils n’ont pas commises. Au peuple de l’ancien empire français, nous devons offrir non l’expiation mais la fraternité. Nous ne pouvons pas tourner le dos à la Méditerranée, rien ne doit être oublié et il nous appartient à tous, des deux côtés de la Méditerranée, de travailler à notre avenir dans une relation apaisée, d’égalité et de fraternité.
   Il est temps que le mémorial de la France Outre-Mer à Marseille voit le jour. Le Mémorial devra être inauguré en 2009 et les associations de rapatriés ont vocation à participer au comité de pilotage.
   Notre passé outre-mer fait partie du patrimoine culturel des Français. Ce patrimoine doit être transmis dans son intégralité aux futures générations, aussi longtemps que la mémoire pourra se transmettre. Les chercheurs et les éducateurs devront pouvoir accéder aux outils d’un savoir objectif, absent de toute passion. Ils doivent disposer des moyens d’y accéder par les voies les plus adaptées. Si les verrous de la mémoire sont ainsi levés, les bénéficiaires en seront prioritairement les jeunes.
   De même, l’Etat prendra toute sa part à la création de la fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de la Tunisie. Cette structure doit, en effet, être le lieu dans lequel les historiens pourront travailler avec objectivité sur cette période et confronter leur travail avec la mémoire des témoins et victimes de ce drame. Il faut notamment confier à un comité de sages, la mission d’enquêter sur les disparus. La douleur est encore forte mais les familles ont droit à ce que soit établie une liste officielle des disparus et que leurs noms puissent être reconnus sur des monuments publics.
   Si je suis élu, je souhaite ouvrir une souscription nationale pour que soir érigé en France, en un lieu à déterminer, un monument national qui regroupera les noms de tous ceux venus d’Outre-Mer, quelles que soient leurs origines, leur religion, leur provenance, qui ont participé, derrière le drapeau français, à la construction de notre pays, à sa défense ou à sa libération.
   Enfin, je proposerai également que la participation de l’Etat au fond de concours pour la réhabilitation des cimetières Français en Algérie soir doublée.
   Mais aussi importantes soient elles, les actions de reconnaissance et les mesures dans le domaine de la mémoire ne sont pas suffisantes.
   La loi du 23 février 2005 a permis le remboursement des prélèvements effectués sur les biens indemnisés et à permis de réparer ainsi une injustice liée à la superpositions de ces précédentes lois.
   Cependant, le dossier n’est pas définitivement clos. Sur l’indemnisation, je ne veux pas promettre de mesures non finançables ou irréalistes.
   Je connais les débats concernant les taux d’indemnisation constatés. Je souhaite une clarification. Je demanderai à une autorité indépendante d’établir une hiérarchisation des revendications, tout en distinguant les revendications de fond, des critiques émises concernant le règlement de l’indemnisation - indemnisation des ayants droits français d’étrangers, indemnisation des personnes morales, indemnisation des biens vendus à vil prix, la forclusion, le plafonnement de l’indemnisation, l’absence d’indexation, etc - Cette autorité devra remettre son rapport avant la fin de l’année 2007, et je demanderai au gouvernement de prendre en 2008 les mesures juridiques et financières et rendre les arbitrages qui s’imposent.
   Sans attendre, je demanderai la levée de la forclusion fixée à mai 2007 pour le dépôt des demandes de remboursement. En effet tous les bénéficiaires de cette mesure n’ont pu se faire connaître, et il n’est que justice qu’ils puissent se voir rembourser des prélèvements qui ont été effectués sur leur patrimoine.
   L’action en faveur du désendettement des rapatriés réinstallés s’est poursuivie jusqu’à nos jours sous l’impulsion des gouvernements de droite. Pour les rapatriés, ou les enfants mineurs au moment du rapatriement qui n’ont pu bénéficier du dernier dispositif de désentettement (la CNAIR), je donnerai des instructions et des moyens aux préfets pour qu’ils puissent intervenir en faveur de la sauvegarde de leur toit familial, une priorité confirmée par le décret du 24 mars que j’ai signé. Je souhaite que nous puissions aller au bout de cette logique et étudier la possibilité d’annulation de dette pour les personnes les plus démunies et qui ont contracté de petites dettes.
   Sachez que j’ai demandé au Premier ministre de suspendre l’examen des dossiers en cours à la CNAIR afin d’éviter que leur examen ne soir précipité dans le contexte actuel des élections.
   Toutes ces mesures témoigneront de ma volonté de prendre des initiatives rapides en faveur des rapatriés. En l’espèce, ma volonté est qu’en 2012 au plus tard, date du 50ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie et fin de la prochaine législature, toutes les questions relatives à la guerre d’Algérie qui n’auraient, à ce jour, pu aboutir, soient enfin réglées de manière satisfaisante pour l’ensemble de nos compatriotes rapatriés.
   En attendant,n il faudra renforcer les moyens interministériels rattachés au Premier ministre, afin de concrétiser cet effort de solidarité nationale.
   Je vous invite à débattre de ces orientations à l’occasion d’une réunion que j’organise avec Christian Estrosi et les parlementaires chargés de ce dossier, au siège de campagne (18 rue d’Enghien Paris 10ème), le 13 avril à 10h30. Je serais heureux de vous accueillir et vous remercier de bien vouloir confirmer votre présence au 01.44.79.20.81.
   Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

                                                                                                                                        Nicolas SARKOZY


Deuxième lettre :

ENSEMBLE TOUT DEVIENT POSSIBLE

Le Candidat - Paris le 16 avril 2007

Monsieur le Président,

   Ce fut un plaisir de vous recevoir, et même une grande fierté. J’ai apprécié la franchise et la dignité de vos propos. Notre échange à interrogé l’identité même de la France. Il restera un moment fort de cette campagne et plus encore dans ma mémoire.
   Avant toute chose, je souhaiterais revenir sur deux précisions que vous avez souhaité évoquer. Vous m’avez demandé de me prononcer sur les réparations dues aux victimes. Je vous confirme qu’outre la mémoire due aux “disparus”, je souhaite que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu’à l’indépendance, et je pense tout particulièrement aux victimes du 26 mars, se voient reconnaître la qualité de “morts pour la France”et que leurs noms figurent sur une stèle officielle afin que personne n’oublie ces épisodes douloureux.
   Je vous confirme également que la CNAIR, suspendra à ma demande durant la campagne présidentielle l’examen des dossiers, à l’exception de ceux qui appellent une décision positive et qui seront ainsi plus rapidement réglés. Les dossiers qui ont été rejetés lors de la dernière commission seront réexaminés.
   Enfin, il n’est pas question que le 19 mars soit une date officielle de commémoration. Il est arrogant de condamner et de mépriser la douleur qui fut la vôtre et celle de vos familles lorsque vous fûtes chassés de vos terres, de vos maisons, et séparés de vos amis. Vous avez tout perdu. Vous avez été victimes d’une histoire et encore victimes d’un mépris.
   Pour autant, votre combat ne peut se résumer à une série de mesures ethniques.
   Votre passé, votre relation avec la France furent douloureux. Je sais avec quelle force vous les avez assumés. Vos vies ont été écorchées. Votre mémoire a été incomprise et parfois souillée par des idéologies plus que par des réalités. Vous avez conservé la dignité et la confiance dans la France. Nous devons aujourd’hui construire ensemble l’avenir, sans repentance, sans réécrire notre histoire avec l’Algérie.
   Mon premier engagement est de ne jamais sombrer dans la démagogie de la “repentance”. Vos ancêtres ont traversé la Méditerranée pour servir la France et pour bâtir un monde nouveau. Chacun peut porter sur leur œuvre le jugement qu’il souhaite. Mais la France doit leur en être et vous en être à jamais reconnaissante. Je le dis clairement ici. Je l’ai dis de la même manière en Algérie. Je le répète, c’est par respect pour vous que je n’accepterai pas que la date officielle de la commémoration des morts de la guerre d’Algérie soit celle d’un cessez-le-feu, qui de surcroît n’a pas été respecté. C’est pour cela que je tiens tant aux mesures de mémoire évoquées dans ma précédente lettre et sur lesquelles je ne reviens pas. Personne n’a le droit de vous juger et de cous demander de vous repentie de fautes que vos pères n’ont pas commises. Si la France a une dette morale, c’est d’abord envers vous.
   Albert Camus écrivait : “j’ai aimé avec passion cette terre où je suis né, j’y ai puisé tout ce que je suis et je n’ai jamais séparé dans mon amitié aucun des hommes qui y vivent, de quelque race qu’ils soient. Bien que j’aie connu et partagé les misères qui ne lui manquent pas, elle est restée pour moi la terre du bonheur, de l’énergie et de la création”. Ensemble, restons fidèles à ce message.
   Mon deuxième engagement est de construite l’amitié avec l’Algérie, pas de négocier des concessions ou renoncements autour d’un traité d’amitié.
   La relation qui unit la France et le Maghreb est unique dans le monde. Je sais l’amour que vous portez à cette terre et ses habitants.    Vous n’avez pas oublié ses couleurs, ses parfums, sa gaieté. L’Algérie et la France ont deux destins liés.
   Il nous faut donc favoriser le développement économique des pays d’Afrique du Nord, tout en défendant nos propres intérêts. Je ne suis pas favorable à un traité d’amitié avec l’Algérie. Mais je tiens à l’amitié franco-algérienne. Les actes comptent plus que les mots.    L’Algérie à d’immenses ressources énergétiques. La France maîtrise les technologies de l’électricité nucléaire. Nous devons trouver là les bases d’une coopération équitable. Il s’agit d’aller avec nos partenaires européens vers une véritable Union méditerranéenne où seront progressivement traitées nos seulement les questions économiques et commerciales, mais aussi la circulation des personnes, la lutte contre le terrorisme, la protection des libertés, l’entretien des cimetières... Il est évident que ceux qui connaissent l’Algérie pour y avoir vécu et pour lui rester fidèles ont un rôle éminent à jouer dans cette œuvre immense.
   Mon troisième engagement est de régler définitivement la question des réparations. Le dossier de l’indemnisation n’est pas clos. Entre l’ANIFOM qui estime que l’indemnisation couvre 58% de la valeur des patrimoines et certaines de vos associations qui démontrent que ce n’est que 20%, il y a un écart qui interdit aujourd’hui toute propositions sérieuse. Je souhaite que nous parvenions à clore votre dossier dans la dignité et le respect. La France a eu raison juridiquement, elle avait tort moralement. Trop de rancœur se sont accumulées. Je veux qu’un commission indépendante établisse précisément un état des lieux sur l’ensemble des dossiers qui concernent les rapatriés, notamment sur les taux d’indemnisation, le désendettement, les retraites et toutes les situations spécifiques qui n’ont pas été réglées. J’attends qu’elle nous présente des propositions et un calendrier pour régler ce dossier avant la fin de l’année 2007. Et nous prendrons les mesures dans le cadre du budget pour l’année 2008.
   Vous l’avez compris, je veux sortir de la situation où nous sommes depuis trop longtemps, dans laquelle l’Etat promet constamment de faire un peu plus sans jamais faire tout à fait ce qu’il faut, et les rapatriés espèrent à chaque élection ce qui n’arrive jamais ou qui arrive si tard que déceptions et rancœurs s’en trouvent aiguisées. Je connais votre force de caractère. Vous connaissez la mienne. Ensemble nous ferons bouger les choses. Je m’y engage. Merci de votre franchise et de votre confiance.
   Telle est ma politique pour vous, pour votre dignité et celle de vos familles que vous défendez à juste titre. Ce sera plus qu’un engagement, ce sera un honneur de défendre votre cause.
   Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

                                                                                                                          Nicolas SARKOZY

(mai 2007) 

Indemnisation des Rapatriés

     Mise en Œuvre de la loi du 25 février 2005
    
      L'Agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer (ANIFOM) met actuellement en œuvre l'article 12 de la loi du 23 février 2005. Il concerne les rapatriés d'Algérie, du Maroc, de la Tunisie et de l'Indochine ayant déjà un dossier d'indemnisation à l'ANIFOM et qui ont eu des prêts au logement ou de réinstallation en métropole. L'ANIFOM procède au reversement des sommes prélevées à cette époque. La limite de dépôt des demandes est fixée au 28 mai 2007

Renseignements : ANIFOM (tél : 01.55.07.43.00)

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(février 2007)